C’était une journée plutôt ensoleillée aujourd’hui, une belle journée qui s’annonçait pour tout le monde dans toute la région de Kiri, cela faisait plusieurs jours que le jeune déserteur du pays du son ne s’était pas retrouvé sous un ciel si beau et clément.
Il partait donc pour ce qui allait, sans aucun doute possible, une très bonne semaine qu’il allait passer à se cacher des chasseurs et organisations qui en avaient après lui!
Aoshi se décida donc à quitter le sentier, non pas qu’il craignait qu’il lui arrive quelque chose, mais plutôt qu’il n’était pas friand d’un soleil aussi fort et qu’il préférait très largement être protégé par les feuillages des cerisiers qui donnaient d’ailleurs d’admirablement belles feuilles qu’on ne pouvait qu’admirer avec plaisir, tout ceci ne pouvait que mettre de bonne humeur, surtout après trois mois de temps affreux passé à fuir de hameau en village…
Heureux de voir enfin une ville intéressante, le Jinchuuriki s’arrêta devant les portes, un charmant sourire aux lèvres, deux Chuunins vinrent donc l’accoster…
Ah le métier de gardien des portes du villages, ça lui rappelait ses premières missions lorsqu’il était encore un shinobis de troisième classe, incapable de supporter le fait de devoir rester assis mais s’exécutant tout de même, de peur de n’être houspillé par son supérieur qui veillait lui aussi au grain!
Enfin bon, il s’avéra qu’il n’était pas en possession de ses papiers qui auraient dus faire office de laissez-passer, ça c’était quelque peu problématique, il ramena donc rapidement son sac à dos vers lui pour sortir son bandeau qui représentait le symbole de la feuille de Konoha, il l’avait en réalité volé à un Chuunin mais bon il n’allait pas prendre le risque de le préciser, de peur qu’on ne le chasse, et il n’était pas vraiment tenté par cette idée, souhaitant profiter au maximum de Kiri et de son temps qui s’annonçait enfin clément!
Les deux jeunes hommes se regardèrent, l’air quelque peu intrigué, ne sachant visiblement pas si le simple fait de montrer un bandeau d’un village « allié » pouvait suffire, mais le sourire agréable et l’air de bon vivant de l’homme aux cheveux de feu achevèrent tous les deux de convaincre les gardiens qui rendirent au nouvel arrivant son sourire avec un plaisir qui n’était pas feint, lui ouvrant les grandes portes, qu’il franchit donc en leur souhaitant une bonne continuation dans leur journée, deux types tout à fait charmants, on aurait pas pu être plus poli qu’eux!
Une fois qu’il fut donc entré dans le village, le jeune ninja se dirigea en premier vers une forge qui arborait fièrement le nom d’un célèbre forgeron qui avait du vivre plusieurs centaines d’années auparavant, ça avait l’air pas mal du tout, et puis ils devaient avoir des employés très compétents, quand on voyait le prix d’un simple affinage de lame, il y avait de quoi tomber dans les pommes!
Mais l’homme n’y réfléchit pas plus et entra, observant avec beaucoup d’émerveillement et une touche de joie l’état des lieux, plein d’armes, à vendre ou pas, étaient exposées, accrochées sur les murs, placées sous les vitres du comptoir, les plus prestigieuses et chères étant, quant à elles, placées sur des autels d’or au style très attirant, ces mêmes autels qui étaient répartis à des endroits tels qu’il était impossible de les manquer et donc de ne pas s’attarder dessus un instant, par contre le prix des ces armes entreposées était tout aussi incroyable que leur apparente superbe finition, heureusement tout était dans les moyens du jeune homme même les plus coûteuses!
Il sorti joyeusement un petit sachet de son sac et se demanda, en regardant sa vieille lame émoussée, si il n’aurait pas mieux fait de se payer une seconde épée plutôt que de payer une réparation pour ce vieil objet…
Le déserteur n’y pensa pas plus longtemps en se rappelant de tout ce qu’il avait vécu avec ce vieux katana rouillé, d’un pas calme et en regardant les employés avec un charmant sourire, l’homme s’approcha du comptoir où siégeait un jeune homme aux cheveux noirs et courts, puis il déposa son arme rouillée ainsi qu’un sachet rempli de petits diamants qu’il avait obtenu d’un groupe de voleur dont il avait… réglé le compte?
Enfin, il demanda un katana situé dans le fond sur lequel il avait de suite flashé, une lame longue et à l’air très lourde, dont le manche était fait dans du cuir blanc, avec une garde comparable à celle d’une rapière qui offrait une protection au poing, le tout ayant été coulé dans un acier inoxydable et terriblement lourd.
Le jeune apprenti le regarda avec un grand sourire et couru dans l’arrière boutique d’où il ramena un vieil homme qui observa le contenu du sachet, avant de n’afficher un grand sourire satisfait, il chuchota quelque chose au jeune forgeron qui alla chercher le fourreau du sabre, dans lequel il rangea la lame, après quoi il rapporta au Nukenin son achat.
« Merci bien… Vous pouvez aussi me réparer ça? »
Dit le jeune déserteur du village du son avec un grand sourire, pointant du doigt son vieux katana à la lame assez courte, émoussée, rouillée et dont la garde devait être à moitié brisée, la réponse fut immédiate de la part du vieillard qui, trop heureux d’avoir enfin pu vendre un sabre si cher, promit de confier cette arme à son meilleur élève et recommanda à l’acheteur de repasser dans trois jours, délai qui étonna Aoshi, ça lui paraissait un peu court pour prendre en charge une telle épave, mais lorsqu’il laissa ses doigts glisser sur le manche de l’arme récemment achetée qu’il venait de passer à sa ceinture, il ne douta plus, persuadé, en jugeant de la qualité du travail, que tout serait fini et optimisé en seulement un seul jour, celui qui avait fait ça avait accomplit un travail remarquable!
« Dois-je prendre un reçu? »
Demanda, toujours aussi souriant, le Juunin…
La réponse fut un « non, pas la peine » tout à fait sympathique, après tout, le vieillard n’oublierait pas de si tôt quelqu’un qui venait enfin d’acheter un sabre d’une valeur aussi élevée.
Le nouvel arrivant en ville quitta donc l’armurerie pour se diriger vers le centre ville, il alla ensuite s’asseoir près d’une fontaine et ferma les yeux, essayant de réfléchir à ce qu’il allait faire ensuite, cela faisait déjà quelques temps qu’il n’avait pas eut l’impression d’être poursuivi, c’était même plutôt étonnant en sachant qu’il devait affronter en moyenne cinq chasseurs de déserteurs par semaine, mais non, ce dernier mois s’était montré très calme et totalement vide d’ennuis, mais Aoshi restait tout de même sur ses gardes, peut-être était-ce une arnaque de la part de tous ces gens qui souhaitaient sa mort, ils lui faisaient croire à une accalmie pour mieux le surprendre, le jeune homme se savait poursuivis sans arrêt et ça avait toujours contribué à renforcer sa paranoïa, n’importe qui pouvait lui vouloir du mal et il en était tellement conscient qu’il en devenait dangereux pour tout le monde autours de lui…
Tout cela était simplement désespérant, il ne savait même plus en qui il pouvait avoir confiance et qui il devait craindre et fuir, c’était vraiment très complexe pour lui, il n’avait jamais été fan du fait de devoir constamment fuir…
*Bah avec un peu de chan…*
Mais alors qu’il se trouvait perdu dans ses pensées, quelque chose lui arriva rapidement sur la tête, il ne chercha pas à comprendre ce que c’était et le brisa d’un coup de poing rapide, se relevant en sursaut, alors qu’une jeune femme s’approchait de lui, apparemment il avait eut raison de rester sur ses gardes et…
« Snake… »
Mais le Juunin se rappela qu’il était sur une place pleine de monde, il fondit donc vers la belle femme qui devait sûrement souhaiter sa mort et l’immobilisa rapidement en lui saisissant le bras, persuadé que ça suffirait à la paralyser… Quel con…
« Tu m’auras pas, les autres m’ont pas eut non plus!!!!! »
Sauf qu’il réalisa un petit détail qui aurait du tout de même le mettre sur une piste, elle n’avait pas sur elle des vêtements idéaux pour se battre et surtout elle n’avait pas le masque des chasseurs de déserteurs, et puis surtout un chasseur ne se serait jamais risquer à attaquer en plein centre ville d’un coin qui n’était pas sous sa juridiction.
« Euh désolé je vous ai prise pour une chasseuse et… Merde non pas une chasseuse je suis pas un déserteur! »